Qui était Marin Mersenne, un érudit, un médiateur scientifique ?

Un activateur d’intelligence

J’ai toujours été étonné dans mes lectures sur l’histoire des sciences de ne jamais trouver mention de celui qui fut pourtant nommé avec raison

le « secrétaire de l’Europe savante de son temps ».

La vie du religieux Minime né en 1588 est en effet surprenante.

Un écrivain eclectique

Érudit, mathématicien à la recherche des nombres premiers, philosophe, théologien, il se passionne pour les sciences dans leur diversité. Ses travaux en mathématique, physique et musicologie notamment, sont considérables.

Il a laissé de nombreux écrits, fruits de ses recherches, comme les six livres des Cogitas comprenant Le traité des poids et mesures, l’hydropneumatique, le traité de navigation ; son Traité de l’Harmonie où il énonce les premières lois de l’acoustique, le Traité de mécanique concernant les centres de gravité et la pesanteur ; un Traité de balistique ; le Traité des nouvelles observations physico-mathématiques et encore de nombreux autres ouvrages.

Un chercheur méthodique

Sa recherche se caractérise par une remise en question des principes acquis et une étude très méthodique du sujet. Il n’hésite pas à traduire les auteurs étrangers, Galilée en premier lieu, afin d’en avoir une pleine compréhension.

À une époque où le journalisme scientifique n’existait pas encore, il informe, traduit, confronte les points de vue grâce à une vaste correspondance croisée, incitant les scientifiques de tous pays à se mettre en rapport et à confronter leurs découvertes (Fermat, Pascal, Gassendi, Descartes, Torricelli, Desargues…).

Le premier journaliste scientifique

C’est pourquoi il peut être considéré comme le premier journaliste scientifique.

Marin Mersenne organise le travail scientifique collectif, crée et anime l’Academia parisiensis où se réunissent Mydorge, Carcavy, Pascal, Roberval, Huygens, etc., et qui constitue les prémices de celle que Colbert ouvrira officiellement en 1666.
La première académie des sciences

Il n’hésite pas à les recevoir chez lui. Cette société savante deviendra, en 1635, l’Academia Parisiensis.

Avec la première Académie, l’esprit scientifique était né. De nombreuses universités devaient par la suite s’en inspirer.

Marin Mersenne était un moderne, un chercheur insatiable et un inspirateur, comme s’il avait un besoin vital que la science avance. 

Grâce à l’article très complet de l’Open edition, j’ai découvert que toute sa recherche des nombres premiers est toujours exploitée de nos jours avec un site dédié et plus encore pour les systèmes de cryptage en sécurité informatique.

Sa vie et ses diverses études sont une source très riche et n’ont pas fini d’être exploitées. N’hésitez pas à partager dans les commentaires ou sur linkedin un aspect de sa vie ou de ses recherches !

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